Historique

Eglise saint Sulpice de Pierrefonds dans l’Oise

St Sulpice le pieux était Archevêque de Bourges et conseiller de Clotaire II qui le prit comme aumônier et le fit évêque en 624

Historique

Vers 1060 Nivelon 1er fait édifier une église collégiale à la place d’une chapelle trop petite et en ruine, dédiée à St Sulpice où il établit un chapitre de chanoines.

A cette époque il existait trois autres églises à Pierrefonds :

- La chapelle St Mesme, vieille et trop petite
-  L’église saint Maur
-  L’église St Jacques dont Viollet le Duc aurait situé les vestiges face à l’entrée du château actuel, voir également une gravure de 1611 qui note la présence de ces ruines

De l’église romane du prieuré St Sulpice ne subsiste que la crypte de structure bien conservée.

Sur cette fondation romane fut construite l’église supérieure qui a été remaniée à différentes époques. Le lanternon couronnant la masse du clocher porte la date de 1552

Une restauration importante a été réalisée pour réparer les dégâts occasionnés par les bombardements de la première guerre mondiale

Architecture et restauration

  • La crypte

Elle comprend 3 vaisseaux nettement cloisonnés de chacun 3 travées communiquant entre eux ; ils sont terminés par une abside en hémicycle

« La diversité du voûtement souligne les liaisons transversales marquées par les voûtes d’arêtes alors qu’ailleurs les extrémités des 3 vaisseaux sont couvertes en berceau et se termine en cul de four vers l’est

L’accès à cette crypte se faisait par 2 escaliers droits dont l’un, au sud est encore accessible actuellement. On remarquera les chapiteaux romans des vaisseaux.

  • L’église

Le plan actuel est assez particulier dans la mesure où la position du clocher déroge sensiblement des plans traditionnels. Situé non en façade ou à la croisée d’un transept, celui de Pierrefonds est au bout de la nef gauche et a certainement été édifié avant celle-ci (au XIII° siècle).Les fenestrages aveugles que l’on peut voir, dont les proportions et le décor sont du XIVe ou XVe siècle, n’ont été réalisés que pour établir une certaine symétrie entre les deux nefs. Dernier ajout remarquable, le lanternon couronnant la masse du clocher daté de 1552, construit sur le mode italien de la Renaissance, il comprend une cloche dédiée à Marie, mise en place en 1574.

Le retable de pierre du XVIe siècle actuel, autel de la Vierge a pu être à l’origine polychrome, ses niches animées par des sculptures aujourd’hui disparues.

La construction de cet élément, assez tardive, masque une porte d’accès au clocher, porte qui au XIII° siècle devait probablement se situer à l’extérieur du bâtiment, la nef actuelle n’étant pas encore élargie à cette époque.

L’autel principal du chœur en marbre rouge d’Italie et la chaire sont du XVIIIe siècle et reprennent les motifs traditionnels de cette époque (moulures en chapeau de gendarme feuille d’acanthe, coquilles …)

La grande toile illustrant « la fuite en Egypte », don d’un artiste pétrifontain de la fin du siècle dernier, est également un bon témoin des recherches picturales des écoles de peinture de l’époque du XIX° siècle.

A la fin du XIXe siècle une pendule électrique avait été la première horloge publique mise en place dans le village … malheureusement depuis fort longtemps son mécanisme n’étant plus opérationnel, il a été remplacé récemment.

  • L’orgue

En 1978 l’église a été dotée d’un nouvel orgue remplaçant celui qui avait été offert à Pierrefonds au milieu du siècle dernier par l’Impératrice Eugénie.

L’orgue actuel, fidèle reconstitution d’un instrument de la fin du règne de Louis XIV, a été « conçu et réalisé par un facteur du XXè siècle, la maison Koening de Sarre-Union en Moselle. Il permet de faire entendre, dans les meilleures conditions, la musique française d’orgue des XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Les peintures

Actuellement nous ne sommes pas en mesure de donner des précisions concernant la date exacte, le nom de leurs auteurs, elles dateraient du XVe siècle et auraient été exécutées par un artiste de l’école de GIOTTO. Elles ont été données à l’église de Pierrefonds-Palesne par une famille de ce lieu et ont été restaurées en 1996 par les ateliers du Louvre grâce à des fonds apportés par les paroissiens la municipalité, le département et le Ministère de la Culture.

Voir aussi la page des panneaux peint

  • Détails rares

Principalement sur la face Nord, à l’extérieur, on trouve des rangées de bâtons gravés dans la pierre. Ce sont des marques correspondant aux pèlerinages de familles. Chaque groupe de stries figurait donc les membres d’une même famille dont on avait célébré les funérailles en ce lieu.

Les quelques pierres tombales encore visibles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur (y compris la grande pierre noire, posée à l’envers inscription face contre terre, au seuil du portail principal, sont les témoins des inhumations faites dans l’église. Les registres d’état civil du XVIIe siècle notent que de très nombreuses personnes, de toutes conditions, ont été inhumées ici (plusieurs centaines …) Enfin et pour conclure, au début du XIXe siècle, toutes les routes, places, chemins de la communes étaient de terre battue. La première amélioration de cet état a été le pavage du parvis de l’église offert par un généreux donateur.

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